Pour une typologie de la feuille aldine

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« Vers la fin du XVᵉ siècle, Alde Manuce, imprimeur établi à Venise, réalise les premiers poinçons de la feuille de vigne, fixant le motif auparavant très changeant, puisque réalisé à la main. Ce motif est appelé feuille aldine. Les feuilles aldines sont en général des feuilles légèrement recourbées, dont les tiges résultent de sarments plus ou moins élancés. Elles seront réinterprétées et très utilisées juqu’à la fin du XVIᵉ siècle. Alde Manuce, inspiré aussi par les décors des manuscrits orientaux conservés dans les bibliothèques vénitiennes, inaugure l’ utilisation de l’ arabesque sur la couverture de son Martial en 1501. Le métier de la reliure suit la nouvelle mode des motifs orientaux. ❦ L’ arabesque, qui devient le principal thème décoratif des XIVᵉ et XVᵉ siècles, ne fait son apparition en tant qu’ ornement typographique qu’ au milieu du XVIᵉ siècle. Elle devient rapidement le principal élément décoratif sur lequel se base l’ art de l’ imprimerie. Elle est composée de rinceaux ramifiés, stylisés, décrivant un mouvement rythmique qui, par entrelacements et répétitions régulières, remplissent des surfaces de façon complexe. Stanley Morison considère l’arabesque comme la forme la plus riche et la plus décorative des ornements typographiques. Goethe écrit dans Von Arabesken : ‹ Les arabesques semblent avoir apporté et répandu gaieté, insouciance, envie de beauté… › » (…)

→ Accéder à l’intégralité de la source, L’Ornementation dans le domaine du livre, Sophie Caron

« La feuille aldine — un signe de qualité ? ❦ C’est BertramSchmidt-Friderichs qui prit l’initiative d’étudier minutieusement la feuille aldine, lors de l’appel d’offre pour la création d’une nouvelle feuille comme marque pour l’éditeur Hermann Schmidt à Mayence. Cette tâche m’a tout d’abord amené à faire des recherches sur cet ornement. À part les publications de John Ryders A Suite of Fleurons (1956) et Flowers & Flourishes (1976) qui effleurent seulement la feuille aldine, la littérature spécialisée n’est guère expansive sur le sujet. Dans Fleuron, Tome I, 1923, Stanley Morison parlait de Printer’s Flowers and Arabesques, ajoutant en annexe une liste des ornements d’imprimerie et de reliure usuels au XVIᵉ siècle, et indiquait les dates et lieux de leur première apparition. L’année suivante, la Lanston Monotype Corporation Limited à Londres éditait une petite brochure Fine Ornament & Decorative Material available to Monotype Users, dont le texte était également écrit par Morison, avec mise à jour des noms et dates. Morison contribua au jubilé de E.R.Weiss en 1925 avec son article On the typographical Ornaments of Granjon, Fournier and Weiss qui présente un résumé historique approfondi de ces ornements typographiques. » (…)

→ Accéder à l’intégralité de la source, Pour une typologie de la feuille aldine, Max Caflish

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