La Chasse fantastique

Article inspiré par la lecture la bande dessiné La lecture des ruines de David B.

« Dans maints villages, on rapportait autrefois que, par certaines nuits, l’on pouvait entendre et même voir, à travers les bois et les champs, déferler à toute vitesse ce qui était tantôt dénommé grande chasse, tantôt chasse sauvage ou chasse fantastique. Selon les endroits, la composition de cette chasse pouvait varier, mais généralement, on y trouvait une meute impressionnante et nombreuse, laquelle précédait dans une course folle un ou plusieurs chasseurs montés à cheval. Parfois, ces cavaliers étaient des squelettes ou des espèces de cadavres, tandis que leurs montures étaient généralement étincelantes et crachaient le feu. Parfois encore, cette démoniaque équipée poursuivait un gibier qui se révélait presque toujours être un cerf. Le tout se déroulait dans un vacarme épouvantable et terrifiant, constitué par les aboiements de la meute, les sons des cors et les bruits des tirs. Il va de soi que ceux qui, par malheur, trouvèrent sur leur chemin nocturne la course de la grande chasse, n’eurent pas à s’en féliciter. Ils pouvaient déjà bien s’estimer heureux lorsqu’ils s’en tiraient vivants […] » (cit. vouloir.hautetfort.com)

« Le mythe de l’armée fantôme est directement lié au thème de la chasse sauvage, caractéristique de l’Europe occidentale, en particulier de l’Allemagne et de la Britannia ; la mythologie nordique nous parle du dieu Odin qui, pendant les nuits de la Période Sacrée (c’est-à-dire celle qui comprend les douze jours suivants le solstice d’hiver), conduit le cortège des âmes des soldats morts en bataille autour du monde, à cheval sur un monstre à huit pattes. La structure narrative du mythe part toujours d’un cortège nocturne d’êtres surnaturels, qui remue ciel et terre pendant une battue de chasse acharnée, suivis de leurs hommes, chevaux et limiers. Chaque culture a son conducteur : Odin pour la Scandinavie, le Roi Arthur pour la Grande-Bretagne, Charlemagne pour la France, le roi Waldemar pour le Danemark, l’exercito antiguo pour l’Espagne, Wotan et sa Wütendes Heer (« armée furieuse ») pour l’Allemagne; quelque fois on peut y rencontrer le Diable en personne. Le cortège surnaturel peut être composé par des animaux uniquement (comme dans la plupart des cas), par des âmes damnées, monstres ou êtres surhumains, non-morts […] » (cit. Histoire & Images Médiévales-mag.com)

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