Fredun Shapur

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En couverture : © Fredun Shapur pour creative playthings, 1971

« Si l’on parle souvent de Bruno Munari, Charles et Ray Eames, ou encore Alexander Girard lorsqu’on pense aux grands designers qui se sont penchés sur l’univers des enfants, il conviendrait d’y ajouter le trop méconnu Fredun Shapur. En effet, cet artiste discret et néanmoins emblématique du modernisme des années 1960 est convaincu que l’apprentissage est une affaire de jeu. C’est ainsi qu’il a développé toute une gamme de jouets esthétiques et créatifs, et un graphisme qui se prête précisément au monde de l’enfance. » (cit. www.espazium.ch).

« Artiste, graphiste et designer, Fredun Shapur a porté sur le monde de l’enfance un regard particulièrement audacieux et inventif. » (cit. www.marseilleexpos.com). « Après avoir passé son enfance en Afrique du Sud, celui-ci a quitté son pays pour la Grande-Bretagne à l’âge de vingt ans, pour suivre des études de design graphique au Royal College of Art de Londres. Trois ans après y avoir obtenu son diplôme, en 1959, il crée son agence de communication, au sein de laquelle il répond à de nombreuses commandes : logos et emballages pour des marques, pochettes de disques, affiches, illustrations… » (cit. www.paris-art.com).
« En 1965, il écrit et illustre le célèbre livre Rond et rond et carré, dont les combinaisons de formes et de couleurs marque toute une génération. Il poursuit son travail en créant de nombreux jouets en bois, d’abord faits main, puis industrialisés par des fabricants tels que Naef, Galt Toys en Europe, et surtout Creative Playthings aux États-Unis. Des puzzles en bois aux déguisements en sacs en papier figurant toutes sortes d’animaux, ces jouets déploient un graphisme coloré et épuré resté étonnamment moderne. Fredun Shapur a aussi illustré des livres pour enfants, mais reste surtout connu pour avoir réinventé l’identité de Creative Plaything avec un logo devenu iconique. » (cit. www.marseilleexpos.com).

« La collaboration de Fredun Shapur avec Creative Plaything ne se limite pas au design graphique puisque l’artiste a rapidement étendu son intérêt au travail en volume. Utilisant des objets et matériaux de récupération comme des morceaux de bois, des bouts de papier ou des lanières de cuir, il les assemble patiemment en des jouets qu’il teste sur ses deux enfants. Sa production croissante de jouets bricolés à la main débouche sur une longue collaboration avec des marques telles que Creative Playthings mais aussi Naef , Galt Toys, Trendon et Fischerform qui les industrialisent. Des photographies d’époque montrent des enfants portant les déguisements en sacs en papier imaginés par Fredun Shapur : des représentations d’animaux dont le graphisme coloré et minimaliste est toujours d’une grande modernité. […] Par leurs matières chaleureuses et simples (souvent le bois), par fleurs formes douces et leurs couleurs disposées en aplats unis, ses puzzles ou ses jeux de constructions suivent un design épuré qui favorise à la fois leur manipulation par les enfants et la stimulation de l’imagination et de la réflexion. » (cit. www.paris-art.com).

« Comme les époux Eames, Shapur a commencé par fabriquer des jouets pour ses propres enfants : des puzzles, des cubes, des déguisements en sacs en papier figurant des animaux. Puis il a cherché des fabricants pour les produire. Suivront d’autres jouets, des cubes et des livres en tissu, des puzzles imprimés sur des feuilles de plastique sérigraphiées, les étonnants masques Four Faces faits de feuilles métalliques réfléchissantes taillées de franges à associer comme on le souhaite. Chaque jeu est combinable à volonté, sans détermination culturelle ou sexuelle. » (cit. www.espazium.ch).

« Fredun Shapur est un artiste du design de jouets et du livre pour enfants. Il a illustré quatre livres d’apprentissage à la lecture en 1966. 50 ans plus tard, sa fille, Mira, édite des textes pour ces outils pédagogiques. Ces quatre ouvrages sont regroupés dans une même collection First steps in Reading de l’éditeur londonien Ernest Benn. Pour Spot le peintre, les personnages sont composés de formes simples et de plans comme découpés. Les images évoquent l’art du pliage japonais et font preuve d’une grande délicatesse dans les détails. Il y a peu de couleurs dans les illustrations, cependant, elles sont intenses et rendent le livre gai et joyeux… » (cit. etapes.com).

ROND ET ROND ET CARRE
Fredun Shapur (auteur et illustrateur) / 1965 / Editions MéMo avec les éditions Piqpoq

« Rond et rond et carré est une narration graphique autour d’un carré et d’un rond. Ils s’assemblent pour composer tout un univers familier : des formes simples d’abbord, puis un wagon et un pont, des enfants et des jouets, le soleil et la lune enfin qui conduit à une nuit étoilée au moment d’aller dormir. Ces jeux de formes, explorés par les plus grands, de Nathalie Parain à Anne Bertier en passant par Léo Lionni, sont ici déclinés avec beaucoup de dynamisme et de beauté formelle. Cette réédition, attendue par les fans de Fredun Shapur, est rendue possible grâce au travail remarquable des Éditions Piqpoq, qui ont édité en octobre 2013 une belle monographie, Playing with design, écrite par Amy F. Ogata et Mira Shapur, la fille de Fredun Shapur. » (cit. etapes.com).

« On goûte avec bonheur l’éloquente évidence du jeu de forme, comme sa narration à la simplicité toute poétique. L’impression en quatre tons directs (application d’encres de couleurs pures) permet d’accompagner l’évolution des figures géométriques en objets référentiels (bien entendu, des jouets !) puis, de manière inattendue et admirable, la constitution de paysages spectaculaires et enchanteurs. » (cit.www.svdl.fr).

« Comme ça, au premier coup d’oeil, Rond et Carré ne semblent pas avoir beaucoup de points communs. Mais si on se penche un peu plus sur leurs cas, on s’aperçoit qu’en réalité, Rond et Carré ont beaucoup plus d’affinités qu’on ne pourrait l’imaginer. Il suffit que ces deux-là se coupent en quatre et se mettent à jouer ensemble pour que tout un petit monde prenne vie sous nos yeux. Une maison, un tracteur ou encore un cerf-volant, un rond, plus un rond, plus un carré, et le tour est joué ! » (cit. www.bodoi.info).

BLACKIE ET LA PELOTE
Fredun Shapur et Mira Shapur / 1966 / Editions MéMo

« En 1966, Fredun Shapur illustre quatre petits livres d’apprentissage de la lecture, qui constituent un ensemble, mais peuvent aussi être lus séparément. Aujourd’hui réécrits par Mira Shapur, sa fille, ils emmènent le lecteur dans de véritables histoires. Ici, c’est celle de Blackie le chat et de ses jeux quotidiens. Dans un autre livre, c’est Spot le chien qui tient la vedette, tandis qu’on les retrouve ensemble dans les deux autres titres de la série. » (cit. www.editions-memo.fr).
« Un chat, Blackie, tellement noir qu’il en est bleu et blanc, tel est le portrait de cet arlequin joyeux qui bondit après une pelote. Le narrateur, fils ou fille de la maison, regarde la scène et sa voix commente les actions du chat et les réactions de Maman. Le texte d’une extrême simplicité décrit ce jeu à trois, Maman – Blackie – pelote, comme une comédie où l’enfant prend le parti du chat. Conçu comme un livre d’apprentissage de la lecture, cet album offre une trame narrative d’une grande lisibilité. La “rivalité” entre Blackie et Maman pour posséder sa pelote rouge est résolue par une astuce de Maman qui échange une pelote pour une autre. Chacun est content, Blackie peut continuer à jouer, bleue ou rouge peu importe pour lui ! Maman est contente elle peut tricoter des chaussettes rouges. L’histoire connaît un petit rebondissement avec l’arrivée d’un chaton qui ouvre le jeu et permet d’envisager une suite. Le texte, bien que simple, comprend une multiplicité de voix : celle de l’enfant observateur partisan, celle de Maman dans son dialogue avec Blackie et les pensées du chat données par l’enfant. Mira Shapur, auteure et fille de Fredun Shapur l’illustrateur, offre donc aux apprentis lecteurs un texte simple, non simpliste, susceptible d’intéresser les enfants qui se reconnaîtront dans l’esprit joueur du chat, le regard amusé de l’enfant qui tient sa mère en échec… » (cit. www.ricochet-jeunes.org).

« Cette réécriture d’un album publié en 1966 met en valeur sa très grande modernité graphique. On perçoit une filiation entre cubisme et design. Les formes gracieuses, souples du chat se combine aux formes géométriques et aux contrastes des couleurs unies des décors. Les images malicieuses de Maman à quatre pattes ajoutent un humour facétieux. Tout jusqu’à la typographie élégante et claire contribue à la réussite intemporelle de cet album. » (cit. www.ricochet-jeunes.org).

Etapes magazine N°225 – les outils pédagogiques
un article en anglais sur Fredun Shapur
le dossier de presse de l’expo Fredun Shapur par Fotokino à Marseille