Albert Hollenstein

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« Typographe suisse, élève de Karl Rüde, son travail s’est essentiellement porté sur la rationalisation de la typographie, lui donner « une fonctionnalité », en mettant en avant de vastes espaces blancs. » (cit. editions205)

« A l’origine de la mode de la « typographie suisse » dans les années 1960, en France, il y a quelques typographes d’origine suisse allemande, venus à Paris, dont Albert Hollenstein n’est pas le moins important (avec ses amis Peter Knapp, Widmer, Adrian Frutiger). Au milieu d’une anarchie typographique généralisée et d’un enseignement professionnel depuis longtemps en déroute, ce que les Suisses allemands apportaient c’était une rationalisation de la typographie, une « fonctionnalité », comme on disait alors, propre à rassurer les industriels, un certain purisme, voire une asepsie de clinique chirurgicale, qui en mettant en valeur de vastes espaces blancs dans la page créait une ambiance de propreté et de technicité horlogère à laquelle les patrons français (en train de rééquiper leur parc de machines) étaient particulièrement sensibles. Quant à l’enseignement, les Suisses avaient su systématiser les recherches faites au Bauhaus depuis les années 1920, mais refusées par la plupart des esthéticiens français d’alors. Il ne faut pas oublier, en outre, que les professeurs du Bauhaus, chassés par le nazisme, cherchèrent refuge en Suisse ou transitèrent par elle vers les Etats-Unis. En tranchant brutalement sur le bric-à-brac (ou la richesse, si l’on veut) typographique de la France de l’après-guerre, les typographes suisses, n’utilisant — mais bien — que les seules linéales imposèrent une sorte d’exclusivité au « hass » avant qu’Adrian Frutiger ne dessine la série des « Univers » (en 1957)… (Gérard Blanchard cit. Communication et langages.   N°24, 1974. pp. 62-81.)

« La typographie doit définir le blanc » (cit. Albert Hollenstein)

« Albert Hollenstein n’a jamais dessiné et produit personnellement un caractère du début jusqu’à la fin. Ce n’était pas un moine comme Albert Boton qui travailla pour lui juste avant de filer chez Delpire puis Carré Noir plus tard. Le caractère Brasilia, il en a jeté sans doute les bases sur une feuille de papier mais tout comme Stanley Morison il confiait ses idées à d’autres, plus patients pour les réaliser. Lorsqu’il crée l’atelier Hollenstein au milieu des années 50, il s’installe d’abord rue Germain Pilon puis au 16 de la rue Véron sur les collines de Montmartre. C’est là qu’à peine le caractère de Miedinger commercialisé par la fonderie Haas et son nouveau dirigeant, Alfred Hofmann qu’Albert va pour la première fois en France proposer aux agences de publicité et directeurs artistiques de leur composer leurs textes en Helvetica et en plomb manuel… » (cit. paris.blog.lemonde)

Plus de ressources sur Albert Hollenstein:
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