Martin Jarrie

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Photographie de couverture © Martin Jarrie | Maps | Illustrissimo

« Peintre, illustrateur, sculpteur, plasticien… Martin Jarrie est tout ceci à la fois ! Il vit et travaille à Paris pour la presse, l’édition et la publicité en France et aux Etats-unis. » (cit. martinjarrie.com).

« Le plus surprenant peut-être chez cet artiste de 65 ans réputé pour son imaginaire décalé, c’est qu’il a commencé par dessiner de manière hyper-réaliste à ses débuts à Paris, en 1981. Sous son vrai nom : Jean-Pierre Moreau, il satisfait de nombreuses commandes. “Cela marchait bien mais ne me correspondait pas. Il m’a fallu dix ans pour revenir vers un trait plus personnel”, explique Martin Jarrie. Un changement de style qui a correspondu à un changement de nom. Martin Jarrie a signé le début d’une renaissance, “comme si j’avais ouvert une porte.”. » (cit. tdg.ch). « “La pub m’a fait vivre pendant dix ans. Une campagne de pub pour le cirage Lion noir dans une veine hyperréaliste m’avait fait repérer comme dessinateur de bestioles. Je dessinais aussi un peu pour l’édition jeunesse dans la collection Découverte Benjamin de Gallimard (les insectes, le plaisir des mots…), mais j’avais envie d’autre chose. Ces travaux de commande étaient fastidieux et peu créatifs. J’ai réfléchi à la façon dont je pourrais illustrer différemment en me rapprochant de la peinture.”.» (cit.axelleviannay.com)

« C’est alors, qu’à partir de 1990, Martin Jarrie développe son style incomparable, influencé à la fois par le surréalisme, les primitifs italiens, l’art brut et l’art contemporain. Son trait imaginatif, sa palette colorée, ses fantaisies à la fois enfantines et inquiétantes, ont fait de lui l’une des plumes les plus identifiables de l’illustration française. » (cit. etonnants-voyageurs.com). « S’il revendique ses influences qui vont des primitifs italiens aux vieux catalogues Manufrance en passant par les gravures anatomiques du 18e siècle, Martin Jarrie puise également son inspiration dans l’observation méticuleuse, obstinée, de ce qui l’entoure, pour mieux s’en libérer. » (cit. ombres-blanches.fr)

« Pour son pseudo, il revient aux sources de son enfance. “La Jarrie est le nom de la ferme où je suis né. Plus tard, mes parents se sont installés en Vendée, chemin de Saint-Martin. J’ai associé ces deux noms de lieux.”. Depuis, Martin Jarrie a laissé libre cours à son goût pour un dessin empreint de surréalisme. “Je me souviens d’une grande exposition à Beaubourg, autour d’André Breton. Il y avait quelque chose d’énigmatique, presque de l’ordre de l’enquête policière, à essayer de comprendre ce que l’on voyait. Cela m’avait frappé. Par ailleurs, j’ai commencé en 1986 une psychanalyse qui a sans doute ouvert des portes. Le rêve, l’univers onirique me plaît toujours beaucoup.”.». (cit. tdg.ch).

« Il aime les formes et les couleurs, les voies de traverse et les collages insolites. Les fleurs et les fruits du verger aussi, réminiscences d’une enfance passée à la campagne.». (cit. tdg.ch). « “J’ai peint depuis 1997 (et même un peu avant) beaucoup de fruits et de légumes par plaisir et je continue à le faire. J’ai fait le tour des primeurs indiens, pakistanais, asiatiques, africains, antillais, dans mon quartier entre le passage Brady, Belleville, la rue du Faubourg St Denis et plus loin dans le 13ème arrondissement de Paris. C’est un grand plaisir de revenir à l’atelier avec un fruit ou un légume le matin et le peindre dans la journée. Un chou rouge coupé, par exemple, où se mêlent abstraction et figuration, c’est magnifique ! Alain Serres est venu dans mon atelier et s’est aperçu que j’avais en stock des dizaines de peintures de fruits et légumes. C’est ainsi qu’est née l’ouvrage Une cuisine grande comme un jardin.”.». (cit. putsch.media)

« Peintre et illustrateur, Martin Jarrie fait le bonheur des petits et des grands lecteurs. Ses livres, de beaux albums aux images fortes, ont obtenu une ribambelle de prix. Ses travaux dans la presse se repèrent au premier coup d’œil, tout comme ces toiles si singulières. ». (cit. tdg.ch). « “Je peins à l’acrylique sur papier ou plus rarement sur toile. J’aime aussi beaucoup travailler à partir de restes, des papiers maculés de peintures, utilisés pour étaler l’acrylique, des papiers kraft goudronnés, toutes sortes de papiers récupérés que je peins, coupe, colle. J’aime aussi beaucoup travailler avec le bois de cagettes de fruits que je découpe, colle et agrafe.” ». (cit. putsch.media)

« Il superpose des couches de couleurs, pour donner des effets de matière, comme autant de peaux, autant de sensations. Il travaille aussi le bois, les tissus découpés collés, il explore les matériaux auxquels il ajoute sa sensibilité. ». (cit. ombres-blanches.fr) « “En 1996, Henriette Zoughebi, alors directrice du salon de Montreuil, a repéré des dessins anatomiques à l’encre de chine que j’avais réalisés à la suite d’une exposition organisée à la BNF sur Jacques-Fabien Gautier-Dagoty. Elle m’a proposé de poursuivre ce travail sur différents médiums : peintures, sculptures… et a ensuite invité l’écrivain Michel Chaillou à écrire un texte à partir de cet ensemble. Cette collaboration a donné lieu à un très beau projet d’édition : Le colosse machinal, publié chez Nathan.”. ». (cit. axelleviannay.com).

Pour aller plus loin :
→ Découvrez ici le site de Martin Jarrie
→ Ici, une interview de l’artiste.
→ Ici, une interview en vidéo par le Centre culturel Bellegarde.
→ Ici, un entretien avec Martin Jarrie et François Morel à propos de la sortie du livre La vie des gens

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