The English Emblem Book Project

Ouvrages numérisés par la Pennsylvania State University.

« Les livres d’emblèmes furent des recueils illustrés de gravures ayant connu une grande faveur dans toute l’Europe, au sein des milieux humanistes bourgeois des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, avant de disparaitre au XVIIIᵉ siècle. Même si par leur forme, les emblèmes s’apparentaient aux genres héraldiques, tels que les hiéroglyphes égyptiens, les fables ésopiques, ou les bestiaires médiévaux, dans une certaine mesure, ils furent l’invention d’une seule personne, Andrea Alciato.

Ce juriste consul milanais résida en France pendant les années 1520-1530, période pendant laquelle il composa et publia les premiers recueils de ses ‹ Emblemata ›. Ces derniers inspirèrent leurs propres traducteurs ainsi que d’autres érudits, et les livres d’emblèmes ou les devises illustrées, devinrent un genre littéraire à la mode, dont s’emparèrent les humanistes, les poètes, mais aussi les religieux et les moralistes chrétiens de toute l’Europe. Ce nouveau genre répondait parfaitement à l’engouement pour les images ésotériques associées à des textes issus des genres littéraires populaires, des répertoires, des maximes, des aphorismes, des proverbes moraux ou des citations savantes.

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Le mot ‹ Emblème » pris dont le sens d’une synthèse entre une image à clef inspiré des hiéroglyphes égyptiens, et d’un adage moral emprunté aux philosophes et aux sages de l’antiquité. Si, selon les auteurs, les recueils d’emblèmes n’étaient pas structurellement identiques, certains ne comportant pas d’illustrations, et la forme pouvant quelque peu varier d’un ouvrage à un autre, un emblème classique se composait généralement de trois éléments (‹ Emblemata Triplex ›) :

-Une image, constituée par une gravure sur bois ou sur métal qui formait le ‹ corps › de l’emblème et qui jouait un rôle mnémotechnique.
-Un titre, assez bref et souvent difficile à déchiffrer, presque toujours en latin qui composait ‹ l’âme › de l’emblème, placé au dessus de l’image ou dans le cadre de celle-ci.
-Enfin, un texte explicatif, qui élucidait le sens caché de l’image et de la devise. Ecrit en vers, il était rédigé soit dans la langue vernaculaire, soit en latin, et décrivait, dans une première partie, l’image, et dans une seconde en livrait la leçon morale. » (source)

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Gravures extraitent de l’ouvrage The heroicall devises de M. Claudius Paradin.