Madalena Matoso

« Née à Lisbonne en 1974, Madalena Matoso est diplômée des Beaux-Arts de Lisbonne et Barcelone. En 1999, elle fonde avec trois amis Planeta Tangerina, un studio d’illustration et de graphisme spécialisé dans la communication vers les enfants, qui commence à publier des albums en 2006. Auteur et illustratrice de livres et de magazines destinés à la jeunesse, Madalena Matoso a reçu plusieurs prix d’illustration au Portugal. En France, ses livres sont publiés principalement aux éditions Notari, à la Joie de Lire et chez Thierry Magnier.

Planeta Tangerina est un studio de design spécialisée dans la conception de la communication pour les enfants et les jeunes. Depuis sa fondation en 1999, le studio a participé à la création de projets éditoriaux destinés aux jeunes publics, l’élaboration d’un cadre global qui comprend la création de concepts, le contenu et les illustrations et tous les travaux associés aux publications graphiques. Par le biais de Planeta Tangerina, Madalena Matoso collabore régulièrement avec les services éducatifs des musées, des municipalités, des organismes et des marques qui développent des programmes pour les écoles. » (cit. planetatangerina.com)

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LIVRO CLAP
Madalena Matoso (auteure et illustratrice) / Octobre 2015 / Editions Notari

« En général, la lecture d’un livre se fait avec l’esprit : le lecteur se concentre sur les signes du texte et se représente mentalement ce qui lui est donné à voir. C’est du moins notre tradition. Mais le livre est aussi un objet que l’on tient dans les mains. Le Livre CLAP présente cette originalité d’inciter le lecteur à lire avec son corps : les situations, les attitudes et surtout les actions des personnages montrées sur chaque double page peuvent être imitées par le lecteur. Il s’agit simplement de manipuler le livre en suivant les indications du dessin, et de reproduire le bruit que cela fait dans la réalité. […] Ce procédé permet de faire vivre la lecture en associant concrètement le livre et la personne qui le tient entre ses mains. Le plaisir est éprouvé totalement, autant par le corps que par l’esprit. Sans même qu’il soit nécessaire de le dire, le livre est alors ressenti comme un objet irremplaçable. » (cit. editionsnotari.ch)

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ET POURQUOI PAS TOI ?
Madalena Matoso (auteure et illustratrice) / 2011 / Editions Notari

« Comment aborder la délicate question de l’égalité homme-femme ?
Ce livre propose de le faire d’une manière très concrète: grâce aux images mobiles indépendantes qui constituent la partie inférieure et la partie supérieure de chaque page, l’enfant peut associer librement une figure masculine ou une figure féminine à telle ou telle activité de la vie quotidienne qui y est représentée […] Cet ouvrage a été conçu en collaboration avec le Service à la petite enfance de la Ville de Genève. » (cit. editionsnotari.ch)

« En juin 2011, la Suisse commémore de concert le quarantième anniversaire de l’obtention du droit de vote pour les femmes, les trente ans de l’inscription du principe d’égalité dans sa Constitution fédérale et la grève des travailleuses du 14 juin 1991, les éditions genevoises Notari nous invitent à une réflexion intelligente sur les stéréotypes de genre. Dans un livre-jeu, sans texte, aux pages divisées en deux bandelettes mobiles, de nombreuses situations de vie peuvent être attribuées au personnage masculin ou féminin de notre choix. Les feuillets supérieurs de l’ouvrage proposent une galerie de bustes (d’âges, de couleurs ou de sexes différents) pouvant s’associer, à notre guise, à la partie inférieure des corps en action. Ainsi, maman ou grand-maman, comme papa et grand-papa pourront être imaginés librement coiffant une petite fille, dessinant des plans complexes, conduisant un tracteur, s’en allant à la pêche ou encore lisant une histoire à un groupe d’enfants… » (cit. ricochet-jeunes.org)

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« A priori, ce livre-ci Et pourquoi pas toi ?, de Madalena Matoso, a pourtant quant à lui tout de l’album chausse-trappe : commande de la Ville de Genève, il « traite » par le jeu de la question des inégalités hommes-femmes. Renouant avec le traditionnel méli-mélo et faisant le choix de se passer de texte, l’album repose sur sa propre force graphique et sur l’intelligence de son propos. Coupant les personnages en deux dans le sens de la hauteur, chaque volet dissocie l’identité du personnage (homme ou femme) de son activité. Le travail formel, parfait, inventif, recompose ainsi comme un original chaque nouvelle proposition. La gamme de couleurs, aussi chaleureuse qu’inédite, soutient avec efficacité la pureté des formes et c’est le plus naturellement du monde, qu’hommes ou femmes bricolent, jouent de la guitare, étendent la lessive ou soignent les bobos des enfants. A ce premier jeu de déconstruction/reconstruction sur le genre, s’en superposent bien d’autres offrant de nouvelles grilles de lecture car nos personnages peuvent être jeunes ou vieux, roses, jaunes ou noir… » (cit. svdl.fr)

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MON CHAGRIN ÉLÉPHANT
Madalena Matoso (illustratrice) / Cécile Roumiguière (auteure) / Août 2015 / Editions Thierry Magnier

« Un chagrin, c’est encombrant, surtout quand ça prend la forme d’un éléphant. Un éléphant qui vous suit partout, tout le temps… La nuit, il tire toute la couette à lui et la journée il occupe toute la place, empêche les autres de s’approcher, ou balaye d’un coup de trompe tout ce que l’on savait… Et si on lui trouvait un nid douillet où il puisse exister sans tout écrabouiller ? Dans un jardin touffu planté tout exprès, le chagrin s’apaise, rapetisse… Un tout petit éléphant ça n’est plus si gênant, on peut même le glisser au creux de son cou et l’écouter vous souffler ce qui n’existe plus pour ne pas l’oublier. » (cit. liresousletilleul.com)

« Voilà un tout petit album doux-amer qui traite avec beaucoup de subtilité la question du deuil à travers le regard et l’imaginaire d’un petit garçon qui ne trouve pas vraiment sa place dans ce monde de grands qui souffrent et s’accommodent maladroitement d’un chagrin silencieux, contenu, pudique. Si la tristesse enfantine s’exprime de mille manières, elle peut paraître maladroite quand elle se doit de cohabiter avec celle des adultes. Alors quoi de mieux que cet ami imaginaire qu’on ne voit qu’avec sa souffrance de tout petit ? Quoi de mieux qu’un imposant camarade qui dit tout le poids de ce mal universel ?

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Pour ce projet, Cécile Roumiguière s’associe à l’illustratrice Madalena Matoso. Ce travail sur les couleurs éclatantes et saturées apporte ce qu’il faut de luminosité et de pétillance à un sujet douloureux et pas des plus simples à traiter à destination des plus “Parfois, mon chagrin éléphant enfle, il remplit toute la pièce autour de moi. Parfois, il se fait plus petit. Est-ce qu’il disparaîtra un jour comme il est venu ?” […] Derrière cet animal imposant sommeillent bien des absents qu’on n’oublie jamais vraiment mais qui nous quittent en silence ou dans de grands éclats de larmes sans promesse de retour. Ainsi, ce bel album nous murmure combien ces chagrins se domptent avec la patience et la présence des autres. » (cit. aumilieudeslivres.wordpress.com)

planetatangerina.com
Une interview de Madalena Matoso en page 8
→ D’autres albums jeunesse sur la question du genre sur bibliotheque.toulouse.fr et drome.gouv.fr

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