Jon Klassen

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« Jon Klassen est l’auteur-illustrateur de Rendez-moi mon chapeau!, qui lui a valu le Theodor Seuss Geisel Honor Book, Ce n’est pas mon chapeau, pour lequel il a reçu la médaille Caldecott, et Max et Sam creusent, creusent, creusent, un album sur la liste d’honneur Caldecott 2015. Il est originaire de Niagara Falls, en Ontario et habite maintenant à Los Angeles. » (cit. www.scholastic.ca).
« Brillante carrière allant de film d’animation à la conception de séquences filmées pour mega-band U2, puis finalement l’illustration et la rédaction de livres, et c’est là que Jon Klassen se sent accompli.“Je pense que c’était une sorte de processus d’élimination plus que toute autre chose.” explique l’illustrateur. » (cit. www.canadadownunder.org).

« Les films d’animation sont d’action intense, vous devez tout montrer – il y a des explosions et de grandes séquences et autres choses. Les livres d’images sont excellents pour sauter juste à l’instant après l’action. Je pensais alors “ceci est parfait, c’est tout ce qui m’intéresse dans la conception de narration : vous ne montrez pas l’ours mangeant le lapin, vous le montrez assis après l’avoir mangé, et ça c’est la partie intéressante pour moi! (…) Avec les livres, vous pensez d’abord: “Comment suis-je censé vivre selon l’idée que c’est juste assis sur la page ?”. C’est la seule image que les lecteurs auront pour représenter ce moment particulier. Mais alors vous vous habituer au papier et à laisser quelque chose sur la page. Avec l’animation, c’est différent, vous remplissez le cadre tout le temps car vous voulez qu’il soit immersif. Il y a tout le temps l’implication d’un monde beaucoup plus large. Mais avec les livres, c’est le contraire. Vous voulez que vous ayez l’impression que vous pensiez à cette image spécifiquement pour cette page. Ils ne se contentent pas d’obtenir la version livre de cette histoire. C’est la seule histoire et c’est la seule façon de l’entendre. C’est la seule façon de faire sens, sous cette forme particulière. ». (cit. www.artofthepicturebook.com).

« Avec Jon Klassen l’histoire prend forme au sens propre comme figuré. Qu’il s’agisse d’une animation ou d’un livre, l’illustrateur joue et déjoue des repères de chacun des médiums. L’illustration est envisagée pour sa forme elle même, elle devient un lieu, une zone qui montre et/ou une zone qui cache ou suggère.
“Book illustration for me is figuring out the format and how to get the parts to work together – making sure that the text isn’t just squished on the page, or that the illustration is just rubbed away to make room for the text to be inserted.”. // “L’illustration d’album, pour moi, consiste à trouver le format et comment faire fonctionner les parties ensemble. C’est à dire en s’assurant que le texte n’est pas simplement écrasé sur la page, ou que l’illustration est juste effacée pour faire de la place pour le texte à insérer.”. (…)
“If they’re being read to by an adult, I feel that the pictures are the kids’ territory. So if the pictures give out some information that the text doesn’t, there’s a secret from the person reading it or maybe even from the person who wrote it. Kids learn to read more critically; they realize these pictures have a reason. They are not just there to entertain us while all the important text is happening.” // “Si un adulte les lit, je pense que les images sont le territoire des enfants. Donc, si les images donnent des informations que le texte ne contient pas, il y a un secret de la personne qui les lit ou peut-être même de la personne qui les a écrites. Les enfants apprennent à lire plus critique; ils réalisent que ces images ont une raison. Ils ne sont pas seulement là pour nous divertir pendant que tout le texte important se passe.”. ». (cit. www.artofthepicturebook.com).

JE VEUX MON CHAPEAU
Jon Klassen (Auteur et illustrateur) / 2012 / Editions Milan /
CE N’EST PAS MON CHAPEAU
Jon Klassen (Auteur et illustrateur) / 2013 / Editions Milan / Trailer de l’ouvrage
ON A TROUVE UN CHAPEAU
Jon Klassen (Auteur et illustrateur) / 2016 / Editions Milan / Trailer de l’ouvrage

« Les histoires semblent se suivre avec un jeu de titres amusants, Ce n’est pas mon chapeau, On a trouvé un chapeau, Je veux mon chapeau. Mais bonus de l’amusement, ils peuvent se lire dans un (dés)ordre choisi autant que leurs « péripéties » qui ne suivent pas vraiment malgré notre désir qu’elles le fassent pour satisfaire le comble de l’ironie.
Le ton est le même, irrésistible dans son rythme tranquille et très pince sans rire. Il ne semble pas s’y passer grand chose et c’est là que l’auteur puise une partie de son humour, des moments de silence qui laisserait place à un jeu de perplexité des lecteurs, impulsés par Klassen, leur impatience devant la mollesse comique des personnages et leur manque de réactivité offrent un excellent jeu comique de situation qui pourrait avoir la même puissance humoristique joué sur une scène. ». (cit. unefaimdeloupalunettes.blogspot.fr).

« Probablement son album le plus connu parmi l’ensemble de son oeuvre : Je veux mon chapeau, est l’histoire d’un ours un peu dupe qui n’a d’autres buts que de retrouver son fameux chapeau. Il fera le tour des habitants de la forêt pour leur demander bien gentiment s’ils l’ont vu quelque part. Une histoire toute simple avec un plan répétitif, mais qui étonne par sa fin inattendue et jubilatoire. Les adultes ne sont pas mis de côté dans ce livre puisqu’on y retrouve un second degré de lecture.(…)
Avec son livre Ce n’est pas mon chapeau, Jon Klassen présente l’histoire d’un petit poisson naïf et malhonnête qui vole le chapeau d’un très gros poisson beaucoup plus futé. On l’accompagnera dans sa fuite durant laquelle il nous confiera son plan infaillible (pas si infaillible finalement). Encore une fois, l’auteur mise sur une finale très éclatée avec un second degré de lecture qui vous laissera échapper un bon rire. (…)
Bien que ces deux albums soient abordés avec de l’humour, ils démontrent bien qu’un vol entrainera assurément des conséquences et n’a rien de positif. Dans le premier, le pauvre ours est attristé d’avoir perdu son chapeau tandis que celui qui lui a dérobé aura bien du mal à cacher sa nervosité. Pour le second, le poisson sait qu’il a commis un vilain geste, mais n’a pu se retenir de piquer le chapeau du gros poisson en tentant même de se convaincre que c’était la meilleure chose à faire, mais sa crédulité le mènera droit dans la gueule du poisson-loup ! Malgré les apparences, aucun des deux livres ne prend le sujet à la légère. ». (cit.lesptitsmotsdits.com).

« On a trouvé un chapeau : Deux tortues et un seul chapeau. Bagarre en vue? L’une l’essaie, l’autre aussi. Il va aussi bien à l’une qu’à l’autre. Maintenant, comment feront-elles pour se le partager ? Et si la nuit portait conseil? Avec une grande économie de moyens, Jon Klassen offre une exploration nuancée de l’amitié et de la négociation. Quand la cupidité se transforme en générosité… ». (cit.www.hopsouslacouette.com).
« Il y a un tel décalage entre l’image, au graphisme simple et épuré, et le texte, qui laisse filtrer ce que l’on ne voit pas et place ainsi le lecteur dans la confidence, que le résultat sonne juste. L’humour est sarcastique, mais la morale est sauve. Au final, les deux tortues ont éprouvé leur amitié et résisté à la tentation. Un album comique et sans chichis. ». (cit.blogclarabel.canalblog.com).

« J’aime les histoires. J’aime les raisons des choses. C’est la même raison que j’aime le graphisme et l’illustration. Je commence à m’intéresser quand il y a une histoire à raconter ou un point à faire. Si c’est juste un dessin, je n’en ai jamais vraiment tiré parti. Je n’ai jamais eu la confiance dans mon dessin pour penser qu’il pouvait se suffire à lui-même. Pour moi, j’ai toujours aimé l’idée d’avoir quelque chose d’autre à représenter. ». (cit. www.artofthepicturebook.com).

MAX ET SAM CREUSENT, CREUSENT…
Marc Barnett (Auteur) et Jon Klassen (Illustrateur) / 2015 / Editions Scholastic

« Max et Sam ont entrepris de creuser un trou jusqu’à temps qu’ils découvrent quelque chose d’incroyable. Ce faisant, et après une pause pour une collation et plusieurs heures de travail, ils changent de direction, se séparent, reviennent à leur première idée, sans s’apercevoir qu’ils contournent de très près une énorme pierre précieuse. Épuisés par la tâche, ils s’endorment au fond du trou, tandis que leur chien continue de creuser, guidé par son flaire qui l’amène à trouver un os, puis un très grand vide qui fait retomber tout le monde dans l’herbe juste devant chez Max et Sam. Ces derniers sont alors heureux à l’idée de trouver un bon chocolat au lait et des langues-de-chat. 
Une histoire teintée d’absurde, imaginée sur le thème de la chasse au trésor et son lot de hasards. Le récit est illustré avec une certaine économie de détails : les personnages sont campés, coiffés de casquettes et chaussés de bottes de caoutchouc, dans des galeries qui s’approfondissent de plus en plus et dans tous les sens en montrant au lecteur certains trésors que recèle secrètement le sol. Au final et avec un humour graincant, la chute spectaculaire, empreinte de non-sens, des deux jeunes explorateurs les conforte dans leur sentiment de devoir accompli. ». (cit. biblio.ville.blainville.qc.ca).

« Pour Sam et Dave, l’artiste David Hockney m’a vraiment intéressé. Il a une grande série de dessins au crayon de couleur : belle, douce, avec juste les bons moments de couleur punchy. Excellent travail… Je pensais que le crayon de couleur serait un bon choix pour cette histoire parce que tout est une question de saleté et je voulais qu’il ait de la couleur, pas seulement de la boue boueuse. J’ai pensé: “Je vais regarder ce travail de Hockney et voir ce qu’il faisait et pourquoi je l’aime tellement.” (…) Avec des livres ou des artistes qui me plaisent, j’en tire juste une petite inspiration et délibérément ensuite que je la laisse tranquille. Vos souvenirs sont beaucoup plus utiles que tout ce que vous pourriez essayer de disséquer du travail ». (cit. www.artofthepicturebook.com).

« Jon Klassen importe ses dessins dans Photoshop pour ensuite reconstituer un nouveau dessin, un collage de matières, de textures et de croquis. “ J’aime vraiment travailler de cette façon parce que ça enlève la pression sur les dessins eux-mêmes. Vous pouvez vous détendre. Pour chaque chien qui figure dans l’album Sam & Dave, il y a probablement 10 chiens qui n’ont pas été à la hauteur. Vous faites un tas de chiens et décidez que vous aimez le Chien numéro quatre. Vous pouvez expérimenter un peu et vous n’êtes pas si pressé d’aimer la pièce. Si vous y renversez du café, vous ne l’avez pas perdu. Je pense que cela devient une façon plus populaire de travailler. Les ordinateurs sont si géniaux pour compiler des choses. Vous pouvez faire quelque chose dans le charbon de bois et le scanner dans Photoshop et vous pouvez juste le faire exploser avec du contraste et vous obtenez cette toute nouvelle image que vous ne pouvez pas croire que vous avez quelque chose à voir avec. C’est une façon amusante de travailler. Vous pouvez prendre toutes sortes de risques parce que l’ordinateur vous donne un grand filet de sécurité ». (cit. www.artofthepicturebook.com).

→ Le site de Jon Klassen : jonklassen.tumblr.com
→ Une interview de Jon Klassen à propos de sa trilogie des chapeaux : blog.picturebookmakers.com
→ Une interview complète de Jon Klassen : www.artofthepicturebook.com

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