Dada – Archives du XXème siècle

Archives du XXe siècle, émission produite par Jean José Marchand
pour l’ORTF entre 1969 et 1974.
Série de 5 émissions diffusées en 1971 relatant l’épopée Dada, de ses origines au déclin du mouvement.
L’émission est construite sur une alternance d’interviews de différentes personnalités, artistes de l’époque ou les ayant côtoyés, ponctuées de nombreux bancs titres d’oeuvres et de documents d’époque.

Extravagance, dérision et humour, revivez l’histoire du mouvement Dada en 5 étapes : naissance de l’esprit Dada, Dada à Zurich, Berlin et Paris, déclin et mort du Dada.
« Au cœur de la Première Guerre mondiale, l’ambiance est acariâtre. La grande boucherie s’approprie des milliers de combattants, laissant ainsi les familles en deuil et les coeurs meurtris. L’Europe n’a jamais été plus sombre et déchirée.

C’est en février 1916, à Zurich, qu’un ensemble de révolutionnaires s’emploi à faire tourner le vent. Le metteur en scène Hugo Ball ainsi que sa compagne Emmy Hennings qui est danseuse, poétesse et écrivain, arrivent dans la ville suisse et décident de former ensemble le Cabaret Voltaire, véritable plaque tournante dadaïste. Le Cabaret Voltaire a pour mission de divertir ses adeptes en présentant des programmes musicaux et poétiques exécutés par des artistes présents parmi le public. De plus, les créateurs du Cabaret incitent les jeunes artistes de Zurich à participer à la programmation en donnant leurs suggestions. C’est ainsi qu’on attire les grands personnages du dadaïsme: Tristan Tzara, poète roumain, Richard Huelsenbeck, poète allemand, Jean Arp, sculpteur alsacien ainsi que Hans Richter, peintre allemand.

C’est en ouvrant au hasard un dictionnaire qu’ils tombent sur le mot Dada et qu’ils décident de nommer leur mouvement de la sorte. Le mot Dada n’a absolument aucune signification particulière en rapport avec le mouvement, ce dernier se voulant un pied de nez à la guerre et sa gravité, jugées absurdes. Le groupe d’artistes anticonformistes entend briser, par le biais du dadaïsme, les conventions imposées dans l’art et la littérature en vouant un culte à la liberté de création sous toutes ses formes. Le mouvement s’impose sans véritable tête dirigeante, tous les Dadas étant chef de file. » (cit. le-dadaisme.com)





Soumettre un commentaire